Oeuvres noires

Art expressionniste et/ou singulier

Les pigments de la terre broient du noir. Le papier de soie colle à la peau de la toile, devient membrane céleste, tandis que les pétales d'hellébores, d'orchidées, ceux d'hortensias devenus points de dentelle, et les pelures d'ail aussi, se posent en bas, tout en bas. De cet humus vivant, naissent et se côtoient des êtres et des fleurs lunaires, pour une vie de mélancolie, pour un instant d'éternité, nourris par la sève montante du désir de vivre et de grandir, condamnés à mourir ensorcelés par le chant de la terre, hymne radieux ou triste, étrange et passionné.

« Les expressionnistes intranquilles veillent l'insomnie. La peinture est ressac, empreinte, disparition. Incomplétude volontaire ou retrait prémédité, la figure flamboie entre énigme et folie. Que cherchent ces artistes en scrutant l'horizon qui promet l'incendie ? Ils traquent la lueur, le choc de l'instant créateur dans le cri inaudible ou la blessure ouverte. Une déflagration du présent, une secousse vitale ».
Extrait du livre « l'expressionnisme contemporain, 200 œuvres de chair et de sang » sous la direction d'Antoine Campo Editions Lelivredart – PARIS – Parution Octobre 2010 (voir dans références)

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